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Colombo Fabien

Titre de la thèse : Gaïa et Prométhée. Pour une éthique de la Terre : nature sauvage et civilisation humaine
Directeur de thèse : Fabienne Brugère
fabien.colombo@aol.fr
Rattachement au pôle 1

Résumé de la thèse : « Dans tous ces clivages, nous voyons réapparaître les mêmes oppositions fondamentales : l’homme conquérant contre l’homme-citoyen ; la science-glaive technologique contre la science-projecteur braqué sur l’univers ; la terre-esclave contre la terre-organisme collectif […] En bref, une éthique de la terre fait passer l’Homo sapiens de conquérant de la communauté-terre à celui de membre et citoyen parmi d’autres de cette communauté » nous rapporte Aldo Leopold, père de l’éthique environnementale américaine. Cette éthique se propose d’étendre nos considérations morales aux espèces vivantes, ainsi qu’aux éléments naturels composant cette Terre comme une communauté. Selon cette perspective : devient juste ce qui contribue à préserver la beauté, la stabilité, et l’intégrité de l’environnement. Une telle extension éthique est-elle possible ? A-t-elle un sens ? Quels sont les obstacles idéologiques et matériels qui s’y opposent ? Et enfin, quelles théories sociales sont aujourd’hui en mesure de les dépasser ? L’objet de cette thèse sera de prolonger les invitations de cette éthique fondatrice, en confrontant philosophie de l’environnement et philosophie de la technique. Son intention est de revisiter grandement la marche de nos civilisations, de manière à les soumettre à certains devoirs. Des devoirs de durabilité, d’équité, et de responsabilité envers la planète et ses habitants, tout en préservant en ce monde, une part de sauvage irréductible, comme patrimoine aux générations futures. En somme, il s’agira de réconcilier Gaïa, la mère nourricière, et Prométhée, le fils révolté, et de promouvoir ainsi : une relation plus harmonieuse entre l’homme et la Terre.
Mots-clés : Ethique de l’environnement ; Ethique de la Terre ; Philosophie de l’écologie ; Ecosocialisme ; Ecologie politique

Abstract :
“In all these cleavages, we see reappear the same basic paradoxes : man the conqueror versus man the biotic citizen, science the sharpener of his sword versus the science searchlight on his universe ; land the slave and servant versus land the collective organism […] In short, a land ethic changes the role of Homo sapiens form conqueror of the land-community to plain member and citizen of it” said Aldo Leopold, the father of American environmental ethics. This ethic is meant to extend our moral considerations to the living species, and of natural elements composing Earth as a community. According to this perspective, what contributes to preserve the beauty, the stability, and the integrity of environment, is right. Is this ethical extension possible ? Does it make sense ? What are the ideological and material obstacles hindering this purpose ? Finally, what social theories are today enabling to overcome these obstacles ? The purpose of this dissertation is to extend the invitations of this fundamental ethic, by confronting philosophy of environment and philosophy of technology. Its aims at revisit radically the march of our civilizations in view to place them under certain duties. These duties are durability, equity, and responsibility toward the planet and its habitants, and at the same time, conserving in this world, a part of irreducible wilderness, as patrimony to the next generations. All in all, it shall bring back together Gaia, the nurturing mother, and Prometheus, the rebel child, and advocate a more harmonious relation between Earth and mankind.
Key-words : Environmental ethics ; Earth ethic ;Philosophy of Ecology ;Eco-socalism ; Political Ecology

Bibliographie  :
Aldo Leopold, Almanach d’un comté des sables (1949), traduction d’Anna Gibson, et présentation par J. M. G. Le Clézio, Paris, Flammarion, collection « GF Flammarion », 2000.
John Baird Callicott, Ethique de la terre. Philosophie de l’écologie, avant-propos et édition établie par Baptiste Lanapeze, préface de Catherine Larrère, et postface de Philippe Descola, Marseille, Editions Wildproject, collection « Domaine sauvage », 2010.
Pensées de la terre. Méditerranée, Inde, Chine, Japon, Afrique, Amériques, Australie : la nature dans les cultures du monde, traduction et postface Pierre Madelin, préface de Dominique Bourg, Marseille, Editions Wildproject, collection « Domaine sauvage », 2011.
Charles Darwin, La filiation de l’homme, et la sélection liée au sexe (1871), traduction coordonnée par Michel Prum, sous la direction de Patrick Tort, Paris, Honoré Champion, collection « Champion classiques – Essais », 2013.
John Bellamy Forster, Marx Ecologiste, traduction d’Aurélien Blanchard, Joséphine Gross, Charlotte Nordmann, Paris, Editions Amsterdam, 2011.